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25/03/2010

HOMMAGE à William MODOLO

Bonjour,

Créé sur Facebook, nous sommes un groupe de soutien à la famille de William et nous efforçons de contacter un maximum de médias afin de faire connaître cette horrible histoire pour lutter contre toute forme de violence. Dans le cas de William, le mot « violence » est fort léger, sachant ce qu’il a enduré.

Lien sur Facebook : Hommage à William MODOLO.

VENEZ NOMBREUX REJOINDRE LE GROUPE DE SOUTIEN.  

 MERCI D'AVANCE.

 

William MODOLO - procès le 30 août 2010 - marche blanche le 22 mai à 14 heures à peypin.

La marche blanche en hommage et en honneur de William Modolo est fixée le samedi 22 mai 2010 à 14 heures, à Auberge neuve, commune de Peypin (13124, près d'Aubagne).
Venez nombreux, invitez vos amis autour de vous, faites passer l'information à un maximum de monde. Pour les jeunes qui veulent venir et qui sont scolarisés: venez nombreux, parlez en à vos camarades de collège, de lycée et de faculté (je pense à l'Université d'Aix-Marseille entre autres), préparez des banderoles si vous le pouvez, montrez que "tous les jeunes" ne sont pas comme cela ( comme on commence à en parler dans les médias, aimant la violence et dénués de respect et de sentiments envers les autres êtres vivants).


NOUS DEVONS DÉNONCER ET LUTTER CONTRE LE SADISME ET LA BARBARIE
NOUS EXIGEONS QUE JUSTICE SOIT FAITE, SANS AUCUN "PASSE-DROIT"!
MERCI D'AVANCE DE TOUT MON COEUR, POUR WILLIAM, POUR SA FAMILLE ET POUR TOUTES LES AUTRES VICTIMES INNOCENTES DE VIOLS, TORTURES, ACTES DE BARBARIE ET ASSASSINATS

RAPPEL DES FAITS

http://www.laprovence.com/article/region/le-proces-du-gang-des-barbares -revele-la-montee-de-lultraviolence
...
Tous les six, ils avaient voté la mort de William

Les grands arbres de la rive de l'Arc, à Aix-en-Provence, donnent à l'endroit un caractère paisible. Un coin de nature préservée, le lieu du calvaire de William Modolo, un jeune homme de 20 ans, torturé ici plusieurs jours durant, en mai 2006. Puis conduit, à demi mort, à Saint-Cannat où ses tortionnaires l'ont lapidé. Tué à coups de pierres.

Quatre hommes âgés de 25 à 53 ans et deux jeunes femmes d'une vingtaine d'années seront jugés dans les mois à venir. Le juge d'instruction Jean-Baptiste Colombani a renvoyé, jeudi, devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône ce dossier sous l'incrimination d'actes de torture et de barbarie, viol en réunion et assassinat. Il aura fallu l'assistance d'un psychiatre pour révéler à Roselyne Modolo et Joseph, son époux, les supplices endurés par leur fils.

Tout ce qu'on en sait découle des déclarations contradictoires et fluctuantes de ce groupe que William fréquentait depuis plusieurs mois. Il cherchait auprès d'eux l'amitié et, auprès des filles, peut-être un peu plus. Les expertises médicales attestent l'extrême violence dont il a été victime. William était trop gros - 150 kilos pour 1,75m. Son obésité, sa gentillesse en ont fait un souffre-douleur.

Sous un prétexte futile - un vol de saucisson ou la dégradation d'un groupe électrogène, ce 18 mai 2006, la violence s'est faite plus forte qu'habituellement. Le "chef" de cette bande va décider de lui arracher les dents. Quinze au total. Une souffrance insurmontable, selon les experts. D'autres l'ont vraisemblablement secondé dans cette opération. L'une des deux jeunes filles évoque l'exhibition de ce qu'elle nomme un "trophée" : le bol contenant les dents.

Roselyne Modolo aurait aimé trouver "des explications rationnelles à ce qu'ils ont fait mais il n'y en a pas. Pour eux, c'était un jeu macabre. Ils ont joué aux Indiens et ont participé à l'agonie du cow-boy". Cette mère semble maîtriser son émotion à l'évocation des faits mais, la nuit, des cauchemars terrifiants la rattrapent. William est dépeint par ceux qui l'ont connu comme un garçon gentil, avenant, manifestant un besoin permanent d'affection. Il rassurait sa mère qui se défendait de jugements hâtifs sur ses nouveaux "amis".

"T'inquiète pas maman, ils ne font pas de bêtises". L'extrême violence a duré des jours entiers. Les scènes de viol à l'aide de divers objets sont d'une grande cruauté. "Il a été battu avec du bois, du fer, des piques et même le auvent de la caravane", explique Monique Touitou, avocate de la famille de William. Elle avoue n'avoir rien vu de semblable en 33 ans de carrière.

Aucun des participants n'a, à un moment ou un autre, pris conscience de ce qu'ils étaient en train de faire. Un sursaut de lucidité et d'humanité qui aurait pu sauver William. Au contraire, tous ont participé à la décision finale Tous les six, ils ont voté la mort, évoquant divers scénarios comme le jeter dans les calanques après lui avoir coupé bras et jambes "pour faire croire à un crime de proxénète".

La mort a été choisie car, a lancé le leader, "les bleus, ça disparaît, les dents ça ne repousse pas". Ces discussions ont eu lieu devant William dont la dernière énergie allait à implorer: "Je veux pas mourir". Transporté à Saint-Cannat, le jeune homme sera tué à coups de pierres, lancées sur le visage. La scène était éclairée à la lueur du téléphone portable d'une des deux filles.

Qui sont ces six-là ? Les plus violents, polytoxicomanes, ont connu dès l'enfance foyers et hôpitaux psychiatriques. Dans le groupe, on trouve aussi une jeune assistante sociale travaillant dans une halte garderie et un fils d'avocat. "Individuellement insérés, avec un comportement social adapté, explique un psychiatre, ils se sont mis à fonctionner dans une dynamique de groupe".
Luc Leroux (lleroux@laprovence-presse.fr)

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